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L’exposition à droite (ETTR) : plus d’informations dans le RAW, moins de bruit dans les ombres

Sans outil de mesure, tu restes dans l’approximation

Tu peux apprendre l’exposition “au feeling”, regarder l’histogramme, compenser, tester. Ça marche parfois. Mais si ton objectif est d’être efficace et reproductible, surtout en lumière contrôlée ou en portrait, il y a une vérité simple : sans outil de mesure, tu restes dans l’approximation.

Le sujet n’est donc pas “ETTR contre pas ETTR”. Le sujet, c’est : comment arrêter de deviner et commencer à décider. Et c’est précisément là qu’un posemètre, et plus encore un flashmètre, devient un outil clé.

Situation réelle : l’image est “correcte”, mais tu n’es jamais sûr

Tu fais une photo, tu regardes l’écran, tu ajustes, tu refais. Puis tu changes légèrement l’angle ou le modèle bouge d’un demi-pas, et tout repart. Ce cycle coûte du temps, fatigue le modèle, et donne l’illusion de contrôler l’exposition alors que tu compenses après coup.

Ce qui se passe techniquement : ton boîtier mesure une moyenne

Le posemètre intégré vise une exposition moyenne basée sur le gris moyen. C’est utile, mais ce n’est pas une mesure de la lumière sur ton sujet. Quand tu veux être précis, tu dois mesurer la lumière réfléchie (ce que renvoie le sujet) ou, mieux, la lumière incidente (ce qui arrive sur le sujet). C’est la différence entre “j’ai réussi cette photo” et “je peux refaire la même photo quand je veux”.

Le mythe à démonter : “L’histogramme suffit”

Non. L’histogramme est un outil de contrôle, pas un outil de mesure. Il dépend du rendu JPEG, il ne te dit pas où est ton sujet, et il t’oblige à fonctionner par essais. Tu peux obtenir de bonnes images ainsi, mais ce n’est pas une méthode fiable.

La hiérarchie pédagogique : mesurer d’abord, optimiser ensuite

Commence par un outil de mesure. Ensuite seulement, tu peux te permettre des stratégies comme l’ETTR, parce que tu sais exactement où tu mets ton exposition, et pourquoi.

Cas 1 : lumière ambiante

Un posemètre externe apporte une mesure plus claire, une logique plus stable et moins d’allers-retours à l’écran, surtout quand tu veux de la constance sur une série.

Cas 2 : lumière artificielle, portrait, studio

Ici, le flashmètre n’est pas un gadget. C’est l’outil. Il te permet de décider l’ouverture exacte, de contrôler les ratios entre sources et de reproduire une séance à l’autre. Tu passes de “on teste” à “on exécute”.

Où se place l’ETTR

L’ETTR est une optimisation du RAW : exposer un peu plus pour capter plus d’informations, tant que tu n’écrêtes pas les hautes lumières importantes. Sans mesure solide, l’ETTR devient vite du bricolage. Avec une mesure fiable, c’est une décision contrôlée.

Ce que tu dois retenir

La précision demande un outil. Sans posemètre, tu fais de l’approximatif. Sans flashmètre en lumière artificielle, tu perds du temps et tu limites ton contrôle.

J’utilise un posemètre Sekonic, en particulier le Sekonic L-858D-U Speedmaster.
Et si l’objectif est d’avoir un outil fiable sans aller sur le modèle le plus complet, le Sekonic L-478D-U LiteMaster Pro est largement suffisant dans la plupart des cas

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